L'Entreprise des Indes

Publié le par lachambredeslivres.over-blog.com

29301464 6567813Erik Orsenna, Stock Fayard, 2010

 

HISTORIQUE 

L'histoire :

Tout le monde la connaît : 1492, Christophe Colomb, à la tête des célèbres Niña, Pinta et Santa Maria, découvre l'île d'Haïti (ainsi qu'un nouveau continent!) alors qu'il pensait découvrir les Indes.

Mais ce livre ne parle pas de cela. Non, Orsenna choisit de faire parler Bartolomé, le frère cadet de Christophe. Par sa voix, il raconte  les années précédant le voyage, durant lesquelles Bartolomé n'est encore qu'un talentueux cartographe, la vie des Lisboètes du xv° siècle, le travail des cartographes. Bartolomé évoque aussi ses conflits avec son grand frère, un homme charismatique, aimant mais entêté. Puis viennent les années succédant à la découverte, et c'est pour l'auteur l'occasion de critiquer le génocide des indigènes, la soif de l'or, autant de crimes qui hantent l'esprit du vieux Bartolomé, qui n'est plus, à la fin de sa vie, que l'oncle du vice-roi d'Hispañola.

 

Mon avis :

Je connaissais les récits grammaticaux d'"Erik Orsenna de l'Académie française" : La Grammaire est une chanson douce ou Les Chevaliers du subjonctif... et je les avais beaucoup aimés.

Je me suis donc jetée sur cette Entreprise des Indes, avide de "découvrir" des choses sur les grandes découvertes. Je n'ai pas été déçue, on s'y croirait (odeurs des rues de Lisbonne ou de Gênes, des peaux destinées à faire le papier des cartes géogrpahiques, courses royales aux découvertes et à l'or...). Et il nous semble mieux connaître ce célèbre autant que mystérieux Christophe Colomb.

Ce qui m'a moins plus c'est le style (que j'appréciais pourtant dans les romans sur la langue). Orsenna, par exemple, ne cesse de comparer le métier de navigateur à toutes sortes de choses : l'âme humaine, la vie...  Il m'a suffit d'aller chercher, dans mon livre, la première fin de chapitre venue pour y trouver la comparaison suivante : "Au fond, chaque carte est une peau. Comme une peau, elle confère l'identité. Comme une peau, elle est sac; elle évite que les réalités contenues en elle ne s'évident." Je me suis vite lassée de ces associations entre la géographie et l'humain.

 

Disons, pour conclure que "L'Entreprise des Indes" est un roman historique complet et sensuel dont le style est parfois trop simple ou répétitif compte-tenu de ce qu'on attend d'"Erik Orsenna de l'Académie française". Je crois que cela ne m'empêchera pas d'aller jeter un oeil à ses autres romans historiques.

 

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Publié dans miam (3 macarons)

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